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Questões de Língua Francesa

1.171 questões encontradas

  1. Questão 861

    ID 3555582

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Interpretação de Texto

    Ano: 2024 Banca: COSEAC Órgão: Fundação Municipal de Educação de Niterói


    Utilisez le Texte suivant pour répondre aux questions 01 à 12.

    TEXTE 1

    Liaison dangereuse

    Maryse Condé

    J’aime à répéter que je n’écris ni en

    français ni en créole. Mais en Maryse Condé.

    Je m’aperçois aujourd’hui que je ne me suis

    jamais clairement expliquée là-dessus.

    5 N’oublions jamais que la littérature

    francophone des Caraïbes a émergé après un

    long silence, un long temps où le natif-natal était

    considéré comme un désastreux parasite. Il

    était privé de son moi le plus profond, contraint

    10 de s’exprimer selon un mode étranger et de

    regarder ses réalités avec des yeux d’emprunt.

    Les considérations des voyageurs et des

    missionnaires avaient seules du poids. Elles

    étaient tenues comme paroles d’Évangile sur

    15 lesquelles était édifié le vert paradis insulaire

    que déparait précisément la présence de

    l’autochtone.

    Le chant de la Négritude initia le

    processus d’exploration, puis de

    20 réappropriation de l’univers et de l’être antillais.

    Force est cependant de constater que la

    Négritude ne fut guère sensible à la

    dépossession linguistique. Dans son Cahier

    d’un retour au pays natal, Aimé Césaire

    25 s’occupa à faire des jeux avec le latin et le grec,

    à forger grâce à eux des rythmes et des

    sonorités nouveaux.

    À bien réfléchir, les Antillais n’ont jamais

    cessé de perdre leur langue. La descente aux

    30 enfers dans les cales des vaisseaux négriers

    s’accompagnait de l’effacement des langues

    africaines. Puisque le Bambara voisinait avec le

    Nago, le Wolof avec le Kongo, il ne pouvait en

    résulter d’abord qu’un douloureux silence. À la

    35 fin du XIXe siècle, l’entrée dans les écoles de la

    République consacra la marginalisation du

    créole qui avait permis la communication.

    L’enfant qui parlait créole était humilié, coiffé

    d’un bonnet d’âne et mis au piquet dans la cour.

    40 Or l’Antillais aime le créole. C’est son double. Il

    fait corps avec son histoire. Forgé dans

    l’univers de la plantation, il a scandé les révoltes

    et les tentatives de ressaisir la liberté. À ce

    propos, on ne peut qu’admirer la puissance de

    45 l’esprit de l’esclave qui contredit les assertions

    négatives débitées contre lui. Il transforme cet

    espace carcéral, créé pour la production de

    boucauts de sucre et l’enrichissement matériel

    des maîtres blancs, en laboratoire où

    50 s’élaborent une religion, une musique, une

    langue qui va véhiculer une riche littérature

    orale, toujours vivante. De là à doter le créole

    d’une expressivité singulière, il n’y a qu’un pas.

    Son statut se trouve encore renforcé par son

    55 exclusion de toutes les instances de la vie

    culturelle. Ainsi ceux qui écrivent en créole sont

    d’emblée chers au cœur de la société qui les

    croit plus proches de leur terre et les porte aux

    nues.

    60 Pour illustrer cette redoutable partialité, je

    citerai deux exemples. Le Blanc pays

    Saint-John Perse se fit pardonner sa bonne

    métisse qui sentait le ricin, sa mère belle et pâle

    assurant son lourd chapeau de paille, ses

    65 domestiques aux faces couleur de papaye et

    d’ennui, en un mot sa vision hautaine et

    méprisante de la Guadeloupe parce qu’il sut se

    souvenir de la « graine de kako ». À l’opposé

    certains allèrent jusqu’à prétendre exclure Aimé

    70 Césaire, le père fondateur de notre écriture, du

    champ de la littérature martiniquaise parce qu’il

    avait méconnu les sonorités et la rythmique du

    créole.

    Je l’ai raconté dans Le cœur à rire et à

    75 pleurer : contes vrais de mon enfance, j’ai

    grandi dans une famille qui avait le fétichisme

    du français. Mon père le vénérait comme on

    vénère une femme. Ma mère, dont la propre

    mère n’avait jamais su ni lire ni écrire, a fortiori

    80 parler le français, le considérait comme la clé

    magique qui ouvre toutes les portes de la

    réussite sociale. Chaque soir, au lieu de nous

    conter les traditionnelles aventures de Lapin et

    de Zamba, elle nous récitait du Victor Hugo,

    85 poète pour lequel j’éprouve jusqu’au jour

    d’aujourd’hui une aversion particulière. Lors de

    leurs séjours à Paris mes parents étaient

    particulièrement mortifiés lorsque serveurs et

    garçons de café s’extasiaient sur leur habileté à

    90 s’exprimer en français. « Ne sommes-nous

    donc pas aussi français qu’eux », soupirait

    tristement mon père en oubliant un détail

    d’importance, son noir bon teint.

    Il est vrai qu’en ce temps-là le noir n’était

    95 pas encore une couleur « à bas prix », comme

    le dit Nicolás Guillén. On était loin des écoles

    encombrées où se pressent des deuxièmes

    générations, issues d’Arabes, d’Africains et

    d’Antillais. À la maternelle de la rue Éblé, dans

    100 le septième arrondissement, où j’étais la seule

    petite Antillaise, je jouissais d’un statut

    d’exception, d’enfant prodige, à faire pâlir

    d’envie tous les négropolitains, statut encore

    renforcé par mon élocution sans faille. «Elle

    105 parle si bien!» répétait la maîtresse en me

    couvrant de mille baisers. On comprendra que

    ma position devint très tôt des plus

    inconfortables.

    CONDÉ, Maryse. Liaison dangereuse in Michel Le Bris et Jean

    Rouaud (dir.). Pour une littérature monde. Paris : Éditions

    Gallimard, 2007, p. 205-207.



    «Or l’Antillais aime le créole. C’est son double. Il fait corps avec son histoire». (lignes 40-41)

    Cet extrait porte sur:

    Alternativas da questão 3555582
  2. Questão 862

    ID 3555581

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Gramática

    Ano: 2024 Banca: COSEAC Órgão: Fundação Municipal de Educação de Niterói


    Utilisez le Texte suivant pour répondre aux questions 13 à 16

    TEXTE 2

    Écrire en langue additionnelle: un besoin de complexifier les modèles

    Construction de la connaissance par l’écriture

    L’écriture est, selon la formule de Norman

    (1993), un «outil conçu pour observer, exposer

    et traiter l’information dans le but de satisfaire

    une fonction représentationnelle». La

    5 conception de cet outil repose sur la

    connaissance d’un code linguistique associé à

    des savoirs relatifs aux genres ou typologies

    textuelles en Langue Initiale. Quand un sujet

    écrit, c’est souvent pour expliciter, pour lui ou

    10 d’autres, des connaissances qu’il a

    découvertes. L’écriture contribue ainsi à la

    verbalisation de la pensée et à la construction

    «d’une capacité accrue à la

    décontextualisation, la généralisation, la

    15 conceptualisation et la réflexivité». Des

    activités, telles que la prise de notes, le compte-

    rendu de lecture et le résumé permettent de

    verbaliser la saisie des connaissances. L’écrit

    est alors un «avatar» de ce que Vygotsky a

    20 nommé le «langage égocentrique», discours

    transitoire entre une connaissance découverte

    et une connaissance à s’approprier où

    s’exprime ce qui a été saisi. Écrire permet

    également d’atteindre des résultats, plus

    25 complexes et exigeants en termes de

    compréhension et de production, qui reposent

    sur des transformations à la fois des textes et

    des représentations. L’écrit est en fait plus

    qu’un outil, il est au cœur de l’activité

    30 épistémique et de conceptualisation.

    On ne peut conceptualiser l’écriture

    comme une activité linéaire ou un ensemble de

    processus qui vont se succéder jusqu’à la

    réalisation de la version la plus proche des

    35 normes du produit visé ou du projet envisagé.

    La génétique textuelle montre les façons dont

    les brouillons ou les avant-textes révèlent que

    l’auteur «cherche» son texte en même temps

    qu’il l’écrit. Le «brouillon», la note préparatoire,

    40 comme toute projection d’un écrire à venir

    génèrent déjà du texte. Il s’agit non seulement

    de projeter, préparer, pré-voir un texte mais

    aussi de le chercher tout en l’écrivant. Dans le

    contexte éducatif, les textes intermédiaires

    45 correspondent à des formes d’écrit qui vont

    au-delà de transcrire et de transmettre une

    information, mais aident à penser, à apprendre

    et même à se construire.

    Bozhinova, K. ; Narcy-Combes, J. ; Mabrour A. Écrire en langue

    additionnelle : un besoin de complexifier les modèles in Revue TDFLE,

    76, 2020. En intégralité sur : https://doi.org/10.34745/numerev_1286

    Consulté le 30 jan. 2024.



    «(...) qui reposent sur des transformations à la fois des textes et des représentations.» (lignes 26-28)

    Sélectionnez l'option à laquelle appartient la structure en gras de l'extrait.

    Alternativas da questão 3555581
  3. Questão 863

    ID 3555580

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Gramática

    Ano: 2024 Banca: Instituto Consulplan Órgão: Secretaria de Estado da Educação do Paraná


    Dans les phrases ci-dessous cochez la seule réponse où le pronom relatif n’est pas utilisé correctement:

    Alternativas da questão 3555580
  4. Questão 864

    ID 3555579

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Gramática

    Ano: 2024 Banca: COSEAC Órgão: Fundação Municipal de Educação de Niterói


    Utilisez le Texte suivant pour répondre aux questions 01 à 12.

    TEXTE 1

    Liaison dangereuse

    Maryse Condé

    J’aime à répéter que je n’écris ni en

    français ni en créole. Mais en Maryse Condé.

    Je m’aperçois aujourd’hui que je ne me suis

    jamais clairement expliquée là-dessus.

    5 N’oublions jamais que la littérature

    francophone des Caraïbes a émergé après un

    long silence, un long temps où le natif-natal était

    considéré comme un désastreux parasite. Il

    était privé de son moi le plus profond, contraint

    10 de s’exprimer selon un mode étranger et de

    regarder ses réalités avec des yeux d’emprunt.

    Les considérations des voyageurs et des

    missionnaires avaient seules du poids. Elles

    étaient tenues comme paroles d’Évangile sur

    15 lesquelles était édifié le vert paradis insulaire

    que déparait précisément la présence de

    l’autochtone.

    Le chant de la Négritude initia le

    processus d’exploration, puis de

    20 réappropriation de l’univers et de l’être antillais.

    Force est cependant de constater que la

    Négritude ne fut guère sensible à la

    dépossession linguistique. Dans son Cahier

    d’un retour au pays natal, Aimé Césaire

    25 s’occupa à faire des jeux avec le latin et le grec,

    à forger grâce à eux des rythmes et des

    sonorités nouveaux.

    À bien réfléchir, les Antillais n’ont jamais

    cessé de perdre leur langue. La descente aux

    30 enfers dans les cales des vaisseaux négriers

    s’accompagnait de l’effacement des langues

    africaines. Puisque le Bambara voisinait avec le

    Nago, le Wolof avec le Kongo, il ne pouvait en

    résulter d’abord qu’un douloureux silence. À la

    35 fin du XIXe siècle, l’entrée dans les écoles de la

    République consacra la marginalisation du

    créole qui avait permis la communication.

    L’enfant qui parlait créole était humilié, coiffé

    d’un bonnet d’âne et mis au piquet dans la cour.

    40 Or l’Antillais aime le créole. C’est son double. Il

    fait corps avec son histoire. Forgé dans

    l’univers de la plantation, il a scandé les révoltes

    et les tentatives de ressaisir la liberté. À ce

    propos, on ne peut qu’admirer la puissance de

    45 l’esprit de l’esclave qui contredit les assertions

    négatives débitées contre lui. Il transforme cet

    espace carcéral, créé pour la production de

    boucauts de sucre et l’enrichissement matériel

    des maîtres blancs, en laboratoire où

    50 s’élaborent une religion, une musique, une

    langue qui va véhiculer une riche littérature

    orale, toujours vivante. De là à doter le créole

    d’une expressivité singulière, il n’y a qu’un pas.

    Son statut se trouve encore renforcé par son

    55 exclusion de toutes les instances de la vie

    culturelle. Ainsi ceux qui écrivent en créole sont

    d’emblée chers au cœur de la société qui les

    croit plus proches de leur terre et les porte aux

    nues.

    60 Pour illustrer cette redoutable partialité, je

    citerai deux exemples. Le Blanc pays

    Saint-John Perse se fit pardonner sa bonne

    métisse qui sentait le ricin, sa mère belle et pâle

    assurant son lourd chapeau de paille, ses

    65 domestiques aux faces couleur de papaye et

    d’ennui, en un mot sa vision hautaine et

    méprisante de la Guadeloupe parce qu’il sut se

    souvenir de la « graine de kako ». À l’opposé

    certains allèrent jusqu’à prétendre exclure Aimé

    70 Césaire, le père fondateur de notre écriture, du

    champ de la littérature martiniquaise parce qu’il

    avait méconnu les sonorités et la rythmique du

    créole.

    Je l’ai raconté dans Le cœur à rire et à

    75 pleurer : contes vrais de mon enfance, j’ai

    grandi dans une famille qui avait le fétichisme

    du français. Mon père le vénérait comme on

    vénère une femme. Ma mère, dont la propre

    mère n’avait jamais su ni lire ni écrire, a fortiori

    80 parler le français, le considérait comme la clé

    magique qui ouvre toutes les portes de la

    réussite sociale. Chaque soir, au lieu de nous

    conter les traditionnelles aventures de Lapin et

    de Zamba, elle nous récitait du Victor Hugo,

    85 poète pour lequel j’éprouve jusqu’au jour

    d’aujourd’hui une aversion particulière. Lors de

    leurs séjours à Paris mes parents étaient

    particulièrement mortifiés lorsque serveurs et

    garçons de café s’extasiaient sur leur habileté à

    90 s’exprimer en français. « Ne sommes-nous

    donc pas aussi français qu’eux », soupirait

    tristement mon père en oubliant un détail

    d’importance, son noir bon teint.

    Il est vrai qu’en ce temps-là le noir n’était

    95 pas encore une couleur « à bas prix », comme

    le dit Nicolás Guillén. On était loin des écoles

    encombrées où se pressent des deuxièmes

    générations, issues d’Arabes, d’Africains et

    d’Antillais. À la maternelle de la rue Éblé, dans

    100 le septième arrondissement, où j’étais la seule

    petite Antillaise, je jouissais d’un statut

    d’exception, d’enfant prodige, à faire pâlir

    d’envie tous les négropolitains, statut encore

    renforcé par mon élocution sans faille. «Elle

    105 parle si bien!» répétait la maîtresse en me

    couvrant de mille baisers. On comprendra que

    ma position devint très tôt des plus

    inconfortables.

    CONDÉ, Maryse. Liaison dangereuse in Michel Le Bris et Jean

    Rouaud (dir.). Pour une littérature monde. Paris : Éditions

    Gallimard, 2007, p. 205-207.



    «Ma mère, dont la propre mère n’avait jamais su ni lire ni écrire (...) le considérait comme la clé magique qui ouvre toutes les portes de la réussite sociale.» (lignes 78-82)

    Dans l’extrait, les noms remplacés par les pronoms relatifs sont, respectivement:

    Alternativas da questão 3555579
  5. Questão 865

    ID 3555578

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Interpretação de Texto

    Ano: 2024 Banca: Instituto Consulplan Órgão: Secretaria de Estado da Educação do Paraná


    Répondez les questions de 20 a 33 d’après le texte ci-dessous.

    Finlande: voyage au pays du bonheur

    En 2024, ce pays scandinave a été élu “le plus heureux du monde” pour la 7ème année consécutive. Voyager en Finlande peut-il contribuer au bonheur? Découverte!

    Le Rapport mondial sur le bonheur est une mesure du bonheur publiée chaque année par l’ONU depuis 2012. Il est basé sur l’évaluation que les gens font de leur bonheur, ainsi que sur des données économiques et sociales. Six facteurs sont analysés: le soutien relationnel, le revenu, la santé, la liberté, la générosité et l’absence de corruption. Un échantillon d'environ 2000 personnes par pays est interrogé. Les nations nordiques arrivent en tête des dix premières places puisque le Danemark, l’Islande et la Suède suivent la Finlande. La France est 27ème.

    Jennifer de Paola est docteur en psychologie, spécialisée sur le bonheur à l’Université d’Helsinki. Pour elle, “la proximité avec la nature et le bon equilibre entre travail et vie privée constituent la clé de la satisfaction des Finlandais”. Ce pays était pourtant connu jusque dans les années 1980 pour un taux de suicide et de dépression très important. “C’est pour cette raison que le gouvernement a investi dans des campagnes dédiées à la prévention”, explique la chercheuse.

    “Parmi les mesures, il y a l'accès aux traitements, afin que chacun puisse bénéficier de soins de santé mentale grâce à l'aide sociale. Le Rapport mondial sur le bonheur indique aujourd’hui un bon degré de confiance dans les institutions, une longue espérance de vie (de qualité), la liberté de s'exprimer et de faire des choix de vie, un PIB élevé, un haut niveau d'altruisme et un soutien social apporté par les personnes qui nous entourent.”

    – Jennifer de Paola

    Cinq éléments clés expliquent notamment le classement de la Finlande: le bien-être, un régime alimentaire cohérent avec les saisons, des liens étroits avec la nature, l’appréciation des arts et une atmosphère locale conviviale. Un voyage en Finlande peut être l’occasion de flirter avec ces éléments qui rendent heureux…

    Le pays est avant tout apprécié pour sa sécurité: la Finlande est l’une des destinations les plus sûres. S’ils sont réputés pour leur politesse qui peut virer à l’introversion, les Finlandais n’en sont pas moins accueillants. Sécurité, politesse et chaleur humaine, une combinaison estimée des voyageurs…

    La culture du sauna est aussi un point fort de la destination, qui compte 3 millions de saunas pour une population pour 5 millions d’habitants. Pour son aspect traditionnel et ses bienfaits sur le corps et le moral, le sauna est inscrit au Patrimoine culturel de l’UNESCO. Tout visiteur appréciera de terminer ses journées de découverte dans la douce chaleur d’un sauna!

    C’est du côté de la nature que la Finlande se distingue plus encore. Le pays a promulgué un “droit d’accès à la nature”, où tout le monde est libre de profiter de la nature de manière responsable. Ainsi la cueillette des baies et des champignons sauvages et la pêche à la ligne sont libres toute l’année. Mais ce sont surtout ses paysages emplis de forêts dans tout le pays, les 40 parcs nationaux et leurs superbes sentiers de randonnées qui ravissent les visiteurs. Et, alors que les journées sans fin sont les stars de l’été, en hiver, les aurores boréales font chavirer les cœurs des voyageurs. En Laponie, on peut voir des aurores boréales 200 nuits par an…

    Avec ces atouts, il y a de bonnes chances qu’un voyage en Finlande apporte bien de la joie!

    (Disponible: https://voyage.tv5monde.com/fr/finlande-voyage-au-pays-du-bonheur. Accès: 09/11/2024.)



    Tout au long du texte, l’auteur présente des facteurs liés à l’origine du bonheur en Finlande. L’alternative qui ne correspond pas à cette stratégie c’est:

    Alternativas da questão 3555578
  6. Questão 866

    ID 3555577

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Outros

    Ano: 2024 Banca: Instituto Consulplan Órgão: Secretaria de Estado da Educação do Paraná


    Répondez les questions de 20 a 33 d’après le texte ci-dessous.

    Finlande: voyage au pays du bonheur

    En 2024, ce pays scandinave a été élu “le plus heureux du monde” pour la 7ème année consécutive. Voyager en Finlande peut-il contribuer au bonheur? Découverte!

    Le Rapport mondial sur le bonheur est une mesure du bonheur publiée chaque année par l’ONU depuis 2012. Il est basé sur l’évaluation que les gens font de leur bonheur, ainsi que sur des données économiques et sociales. Six facteurs sont analysés: le soutien relationnel, le revenu, la santé, la liberté, la générosité et l’absence de corruption. Un échantillon d'environ 2000 personnes par pays est interrogé. Les nations nordiques arrivent en tête des dix premières places puisque le Danemark, l’Islande et la Suède suivent la Finlande. La France est 27ème.

    Jennifer de Paola est docteur en psychologie, spécialisée sur le bonheur à l’Université d’Helsinki. Pour elle, “la proximité avec la nature et le bon equilibre entre travail et vie privée constituent la clé de la satisfaction des Finlandais”. Ce pays était pourtant connu jusque dans les années 1980 pour un taux de suicide et de dépression très important. “C’est pour cette raison que le gouvernement a investi dans des campagnes dédiées à la prévention”, explique la chercheuse.

    “Parmi les mesures, il y a l'accès aux traitements, afin que chacun puisse bénéficier de soins de santé mentale grâce à l'aide sociale. Le Rapport mondial sur le bonheur indique aujourd’hui un bon degré de confiance dans les institutions, une longue espérance de vie (de qualité), la liberté de s'exprimer et de faire des choix de vie, un PIB élevé, un haut niveau d'altruisme et un soutien social apporté par les personnes qui nous entourent.”

    – Jennifer de Paola

    Cinq éléments clés expliquent notamment le classement de la Finlande: le bien-être, un régime alimentaire cohérent avec les saisons, des liens étroits avec la nature, l’appréciation des arts et une atmosphère locale conviviale. Un voyage en Finlande peut être l’occasion de flirter avec ces éléments qui rendent heureux…

    Le pays est avant tout apprécié pour sa sécurité: la Finlande est l’une des destinations les plus sûres. S’ils sont réputés pour leur politesse qui peut virer à l’introversion, les Finlandais n’en sont pas moins accueillants. Sécurité, politesse et chaleur humaine, une combinaison estimée des voyageurs…

    La culture du sauna est aussi un point fort de la destination, qui compte 3 millions de saunas pour une population pour 5 millions d’habitants. Pour son aspect traditionnel et ses bienfaits sur le corps et le moral, le sauna est inscrit au Patrimoine culturel de l’UNESCO. Tout visiteur appréciera de terminer ses journées de découverte dans la douce chaleur d’un sauna!

    C’est du côté de la nature que la Finlande se distingue plus encore. Le pays a promulgué un “droit d’accès à la nature”, où tout le monde est libre de profiter de la nature de manière responsable. Ainsi la cueillette des baies et des champignons sauvages et la pêche à la ligne sont libres toute l’année. Mais ce sont surtout ses paysages emplis de forêts dans tout le pays, les 40 parcs nationaux et leurs superbes sentiers de randonnées qui ravissent les visiteurs. Et, alors que les journées sans fin sont les stars de l’été, en hiver, les aurores boréales font chavirer les cœurs des voyageurs. En Laponie, on peut voir des aurores boréales 200 nuits par an…

    Avec ces atouts, il y a de bonnes chances qu’un voyage en Finlande apporte bien de la joie!

    (Disponible: https://voyage.tv5monde.com/fr/finlande-voyage-au-pays-du-bonheur. Accès: 09/11/2024.)



    “Ainsi la cueillette des baies et des champignons sauvages et la pêche à la ligne sont libres toute l’année.” (9º§). Le mot qui se garde dans le même champ sémantique du mot souligné c’est:

    Alternativas da questão 3555577
  7. Questão 867

    ID 3555576

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Interpretação de Texto

    Ano: 2024 Banca: Instituto Consulplan Órgão: Secretaria de Estado da Educação do Paraná


    Répondez les questions de 20 a 33 d’après le texte ci-dessous.

    Finlande: voyage au pays du bonheur

    En 2024, ce pays scandinave a été élu “le plus heureux du monde” pour la 7ème année consécutive. Voyager en Finlande peut-il contribuer au bonheur? Découverte!

    Le Rapport mondial sur le bonheur est une mesure du bonheur publiée chaque année par l’ONU depuis 2012. Il est basé sur l’évaluation que les gens font de leur bonheur, ainsi que sur des données économiques et sociales. Six facteurs sont analysés: le soutien relationnel, le revenu, la santé, la liberté, la générosité et l’absence de corruption. Un échantillon d'environ 2000 personnes par pays est interrogé. Les nations nordiques arrivent en tête des dix premières places puisque le Danemark, l’Islande et la Suède suivent la Finlande. La France est 27ème.

    Jennifer de Paola est docteur en psychologie, spécialisée sur le bonheur à l’Université d’Helsinki. Pour elle, “la proximité avec la nature et le bon equilibre entre travail et vie privée constituent la clé de la satisfaction des Finlandais”. Ce pays était pourtant connu jusque dans les années 1980 pour un taux de suicide et de dépression très important. “C’est pour cette raison que le gouvernement a investi dans des campagnes dédiées à la prévention”, explique la chercheuse.

    “Parmi les mesures, il y a l'accès aux traitements, afin que chacun puisse bénéficier de soins de santé mentale grâce à l'aide sociale. Le Rapport mondial sur le bonheur indique aujourd’hui un bon degré de confiance dans les institutions, une longue espérance de vie (de qualité), la liberté de s'exprimer et de faire des choix de vie, un PIB élevé, un haut niveau d'altruisme et un soutien social apporté par les personnes qui nous entourent.”

    – Jennifer de Paola

    Cinq éléments clés expliquent notamment le classement de la Finlande: le bien-être, un régime alimentaire cohérent avec les saisons, des liens étroits avec la nature, l’appréciation des arts et une atmosphère locale conviviale. Un voyage en Finlande peut être l’occasion de flirter avec ces éléments qui rendent heureux…

    Le pays est avant tout apprécié pour sa sécurité: la Finlande est l’une des destinations les plus sûres. S’ils sont réputés pour leur politesse qui peut virer à l’introversion, les Finlandais n’en sont pas moins accueillants. Sécurité, politesse et chaleur humaine, une combinaison estimée des voyageurs…

    La culture du sauna est aussi un point fort de la destination, qui compte 3 millions de saunas pour une population pour 5 millions d’habitants. Pour son aspect traditionnel et ses bienfaits sur le corps et le moral, le sauna est inscrit au Patrimoine culturel de l’UNESCO. Tout visiteur appréciera de terminer ses journées de découverte dans la douce chaleur d’un sauna!

    C’est du côté de la nature que la Finlande se distingue plus encore. Le pays a promulgué un “droit d’accès à la nature”, où tout le monde est libre de profiter de la nature de manière responsable. Ainsi la cueillette des baies et des champignons sauvages et la pêche à la ligne sont libres toute l’année. Mais ce sont surtout ses paysages emplis de forêts dans tout le pays, les 40 parcs nationaux et leurs superbes sentiers de randonnées qui ravissent les visiteurs. Et, alors que les journées sans fin sont les stars de l’été, en hiver, les aurores boréales font chavirer les cœurs des voyageurs. En Laponie, on peut voir des aurores boréales 200 nuits par an…

    Avec ces atouts, il y a de bonnes chances qu’un voyage en Finlande apporte bien de la joie!

    (Disponible: https://voyage.tv5monde.com/fr/finlande-voyage-au-pays-du-bonheur. Accès: 09/11/2024.)



    Pourquoi la Finlande a reçu ce classement pour la 7èmme fois consécutive? Cochez la réponse qui n’est pas correcte:

    Alternativas da questão 3555576
  8. Questão 868

    ID 3555575

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Outros

    Ano: 2024 Banca: Instituto Consulplan Órgão: Secretaria de Estado da Educação do Paraná


    Répondez les questions de 06 a 19 d’après le texte ci-dessous.

    Ladakh: lutte pour le climat dans l’Himalaya

    Dans l'extrême nord de l'Inde, coincé entre le Pakistan et la province autonome du Tibet, le Ladakh est un endroit à part. C’est l'un des derniers refuges de la culture tibétaine en terre libre. C’est aussi un territoire aride de haute altitude écologiquement fragile et en pleine mutation. Une lumière pure, des paysages lunaires splendides, des déserts et des rivières aux eaux turquoise, d’immenses montagnes pelées et rocailleuses, des oasis verdoyantes en fond de vallée… Et des monastères bouddhistes perchés sur des éperons rocheux entre pics enneigés et lacs d’altitude. Dans ce décor somptueux, habitent un peuple encore très attaché à ses traditions ainsi que de nombreux nomades qui vivent au rythme des saisons avec leurs troupeaux de yacks et de chèvres. Mais pour combien de temps?

    La région subit de plein fouet les effets de la crise climatique mondiale: les chutes de neige se réduisent, les glaciers reculent, les sécheresses, températures extrêmes et inondations se multiplient. L’ingénieur ladakhi Sonam Wangchuk est connu en Inde comme un activiste climatique engagé dans la défense de son territoire himalayen. Passionné par les énergies renouvelables, il a créé un centre de formation unique au Ladakh – SECMOL – ainsi qu’un système vertueux de récupération d’eau pour irriguer les cultures. Ses célèbres glaciers artificiels, baptisés stupas de glace, servent de réserves hydriques durant la saison sèche.

    Aujourd’hui, si on parle beaucoup de Sonam Wangchuk, notamment sur les réseaux sociaux, c’est qu’il multiplie les actions pour alerter sur l’avenir du Ladakh. Depuis 2019, la région est directement placée sous l’autorité de Delhi. Les Ladakhis s’inquiètent et demandent que la terre, l’emploi et l’identité culturelle du Ladakh soient protégés et que la région puisse avoir une plus grande autonomie. Wangchuk propose de réduire les activités humaines, de limiter le développement et l’exploitation industrielle et d’adopter un mode de vie durable, comme le faisaient les habitants du Ladakh jusque dans les années 2000. Mais c’est tout le contraire qui est à l’œuvre actuellement.

    Le boom du tourisme au Ladakh coïncide avec l'essor rapide de la classe moyenne indienne couplé au succès du film Bollywood Three Idiots, avec Amir Khan, mettant en lumière les paysages himalayens et entraînant un afflux de touristes venus se photographier sur les lieux emblématiques de la comédie. Les années Covid ont accéléré les choses avec encore plus d’Indiens en voyage dans leur propre pays.

    On estime que plus de 400 000 personnes ont voyagé au Ladakh en 2022, près de deux fois la population de la région. Cette fréquentation exerce une pression énorme sur des ressources déjà fragilisées et génère une masse de déchets considérable. Plus loin, le gouvernement indien construit de nouvelles routes pour acheminer rapidement les troupes dans cette région très militarisée proche des frontières chinoises et pakistanaises. A près de 5 000 mètres d’altitude, des files de camions crachent leur fumée noire en rejoignant les régions les plus reculées du pays.

    En mars dernier, Sonam Wangchuk commence une grève de la faim, accompagné par des milliers de personnes, des moines, des jeunes, des vieux. Leur but: interpeller le gouvernement central sur l’écologie et les droits politiques. Sans réponse, le voilà reparti début septembre pour une marche pacifique de près de 1000 km depuis Leh, sa ville natale, jusqu’à New Delhi, pour tenter à nouveau de se faire entendre, mais en vain. Depuis début octobre, il a entamé une nouvelle grève de la faim aux portes du pouvoir. Tous les jours, l’activiste très médiatisé publie des vidéos pour continuer à informer et sensibiliser sur la situation actuelle de cette région himalayenne en proie à plusieurs menaces: le dérèglement climatique, le surtourisme et le développement économique non contrôlé.

    Si vous vivez simplement dans les grandes villes, nous, dans les montagnes, on pourra vivre, simplement – Sonam Wangchuk. (Disponible: https://voyage.tv5monde.com/fr/ladakh-lutte-pour-le-climat-dans-lhimalaya.Accès: 07/11/2024.)



    “Le boom du tourisme au Ladakh coïncide avec l'essor rapide de la classe moyenne indienne [...]” (4º§). Le mot qui garde la même direction sémantique du mot souligné c’est:

    Alternativas da questão 3555575
  9. Questão 869

    ID 3555574

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Outros

    Ano: 2024 Banca: Instituto Consulplan Órgão: Secretaria de Estado da Educação do Paraná


    Répondez les questions de 06 a 19 d’après le texte ci-dessous.

    Ladakh: lutte pour le climat dans l’Himalaya

    Dans l'extrême nord de l'Inde, coincé entre le Pakistan et la province autonome du Tibet, le Ladakh est un endroit à part. C’est l'un des derniers refuges de la culture tibétaine en terre libre. C’est aussi un territoire aride de haute altitude écologiquement fragile et en pleine mutation. Une lumière pure, des paysages lunaires splendides, des déserts et des rivières aux eaux turquoise, d’immenses montagnes pelées et rocailleuses, des oasis verdoyantes en fond de vallée… Et des monastères bouddhistes perchés sur des éperons rocheux entre pics enneigés et lacs d’altitude. Dans ce décor somptueux, habitent un peuple encore très attaché à ses traditions ainsi que de nombreux nomades qui vivent au rythme des saisons avec leurs troupeaux de yacks et de chèvres. Mais pour combien de temps?

    La région subit de plein fouet les effets de la crise climatique mondiale: les chutes de neige se réduisent, les glaciers reculent, les sécheresses, températures extrêmes et inondations se multiplient. L’ingénieur ladakhi Sonam Wangchuk est connu en Inde comme un activiste climatique engagé dans la défense de son territoire himalayen. Passionné par les énergies renouvelables, il a créé un centre de formation unique au Ladakh – SECMOL – ainsi qu’un système vertueux de récupération d’eau pour irriguer les cultures. Ses célèbres glaciers artificiels, baptisés stupas de glace, servent de réserves hydriques durant la saison sèche.

    Aujourd’hui, si on parle beaucoup de Sonam Wangchuk, notamment sur les réseaux sociaux, c’est qu’il multiplie les actions pour alerter sur l’avenir du Ladakh. Depuis 2019, la région est directement placée sous l’autorité de Delhi. Les Ladakhis s’inquiètent et demandent que la terre, l’emploi et l’identité culturelle du Ladakh soient protégés et que la région puisse avoir une plus grande autonomie. Wangchuk propose de réduire les activités humaines, de limiter le développement et l’exploitation industrielle et d’adopter un mode de vie durable, comme le faisaient les habitants du Ladakh jusque dans les années 2000. Mais c’est tout le contraire qui est à l’œuvre actuellement.

    Le boom du tourisme au Ladakh coïncide avec l'essor rapide de la classe moyenne indienne couplé au succès du film Bollywood Three Idiots, avec Amir Khan, mettant en lumière les paysages himalayens et entraînant un afflux de touristes venus se photographier sur les lieux emblématiques de la comédie. Les années Covid ont accéléré les choses avec encore plus d’Indiens en voyage dans leur propre pays.

    On estime que plus de 400 000 personnes ont voyagé au Ladakh en 2022, près de deux fois la population de la région. Cette fréquentation exerce une pression énorme sur des ressources déjà fragilisées et génère une masse de déchets considérable. Plus loin, le gouvernement indien construit de nouvelles routes pour acheminer rapidement les troupes dans cette région très militarisée proche des frontières chinoises et pakistanaises. A près de 5 000 mètres d’altitude, des files de camions crachent leur fumée noire en rejoignant les régions les plus reculées du pays.

    En mars dernier, Sonam Wangchuk commence une grève de la faim, accompagné par des milliers de personnes, des moines, des jeunes, des vieux. Leur but: interpeller le gouvernement central sur l’écologie et les droits politiques. Sans réponse, le voilà reparti début septembre pour une marche pacifique de près de 1000 km depuis Leh, sa ville natale, jusqu’à New Delhi, pour tenter à nouveau de se faire entendre, mais en vain. Depuis début octobre, il a entamé une nouvelle grève de la faim aux portes du pouvoir. Tous les jours, l’activiste très médiatisé publie des vidéos pour continuer à informer et sensibiliser sur la situation actuelle de cette région himalayenne en proie à plusieurs menaces: le dérèglement climatique, le surtourisme et le développement économique non contrôlé.

    Si vous vivez simplement dans les grandes villes, nous, dans les montagnes, on pourra vivre, simplement – Sonam Wangchuk. (Disponible: https://voyage.tv5monde.com/fr/ladakh-lutte-pour-le-climat-dans-lhimalaya.Accès: 07/11/2024.)



    “[...] mettant en lumière les paysages himalayens et entraînant un afflux de touristes venus se photographier sur les lieux emblématiques de la comédie.” (4º§) Le syntagme souligné équivaut à:

    Alternativas da questão 3555574
  10. Questão 870

    ID 3555573

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Interpretação de Texto

    Ano: 2024 Banca: Instituto Consulplan Órgão: Secretaria de Estado da Educação do Paraná


    Répondez les questions de 06 a 19 d’après le texte ci-dessous.

    Ladakh: lutte pour le climat dans l’Himalaya

    Dans l'extrême nord de l'Inde, coincé entre le Pakistan et la province autonome du Tibet, le Ladakh est un endroit à part. C’est l'un des derniers refuges de la culture tibétaine en terre libre. C’est aussi un territoire aride de haute altitude écologiquement fragile et en pleine mutation. Une lumière pure, des paysages lunaires splendides, des déserts et des rivières aux eaux turquoise, d’immenses montagnes pelées et rocailleuses, des oasis verdoyantes en fond de vallée… Et des monastères bouddhistes perchés sur des éperons rocheux entre pics enneigés et lacs d’altitude. Dans ce décor somptueux, habitent un peuple encore très attaché à ses traditions ainsi que de nombreux nomades qui vivent au rythme des saisons avec leurs troupeaux de yacks et de chèvres. Mais pour combien de temps?

    La région subit de plein fouet les effets de la crise climatique mondiale: les chutes de neige se réduisent, les glaciers reculent, les sécheresses, températures extrêmes et inondations se multiplient. L’ingénieur ladakhi Sonam Wangchuk est connu en Inde comme un activiste climatique engagé dans la défense de son territoire himalayen. Passionné par les énergies renouvelables, il a créé un centre de formation unique au Ladakh – SECMOL – ainsi qu’un système vertueux de récupération d’eau pour irriguer les cultures. Ses célèbres glaciers artificiels, baptisés stupas de glace, servent de réserves hydriques durant la saison sèche.

    Aujourd’hui, si on parle beaucoup de Sonam Wangchuk, notamment sur les réseaux sociaux, c’est qu’il multiplie les actions pour alerter sur l’avenir du Ladakh. Depuis 2019, la région est directement placée sous l’autorité de Delhi. Les Ladakhis s’inquiètent et demandent que la terre, l’emploi et l’identité culturelle du Ladakh soient protégés et que la région puisse avoir une plus grande autonomie. Wangchuk propose de réduire les activités humaines, de limiter le développement et l’exploitation industrielle et d’adopter un mode de vie durable, comme le faisaient les habitants du Ladakh jusque dans les années 2000. Mais c’est tout le contraire qui est à l’œuvre actuellement.

    Le boom du tourisme au Ladakh coïncide avec l'essor rapide de la classe moyenne indienne couplé au succès du film Bollywood Three Idiots, avec Amir Khan, mettant en lumière les paysages himalayens et entraînant un afflux de touristes venus se photographier sur les lieux emblématiques de la comédie. Les années Covid ont accéléré les choses avec encore plus d’Indiens en voyage dans leur propre pays.

    On estime que plus de 400 000 personnes ont voyagé au Ladakh en 2022, près de deux fois la population de la région. Cette fréquentation exerce une pression énorme sur des ressources déjà fragilisées et génère une masse de déchets considérable. Plus loin, le gouvernement indien construit de nouvelles routes pour acheminer rapidement les troupes dans cette région très militarisée proche des frontières chinoises et pakistanaises. A près de 5 000 mètres d’altitude, des files de camions crachent leur fumée noire en rejoignant les régions les plus reculées du pays.

    En mars dernier, Sonam Wangchuk commence une grève de la faim, accompagné par des milliers de personnes, des moines, des jeunes, des vieux. Leur but: interpeller le gouvernement central sur l’écologie et les droits politiques. Sans réponse, le voilà reparti début septembre pour une marche pacifique de près de 1000 km depuis Leh, sa ville natale, jusqu’à New Delhi, pour tenter à nouveau de se faire entendre, mais en vain. Depuis début octobre, il a entamé une nouvelle grève de la faim aux portes du pouvoir. Tous les jours, l’activiste très médiatisé publie des vidéos pour continuer à informer et sensibiliser sur la situation actuelle de cette région himalayenne en proie à plusieurs menaces: le dérèglement climatique, le surtourisme et le développement économique non contrôlé.

    Si vous vivez simplement dans les grandes villes, nous, dans les montagnes, on pourra vivre, simplement – Sonam Wangchuk. (Disponible: https://voyage.tv5monde.com/fr/ladakh-lutte-pour-le-climat-dans-lhimalaya.Accès: 07/11/2024.)



    Quelle option ci-dessous n’indique pas une raison du surtourisme dans la région? Cochez la réponse correcte.

    Alternativas da questão 3555573
  11. Questão 871

    ID 3555572

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Interpretação de Texto

    Ano: 2024 Banca: COSEAC Órgão: Fundação Municipal de Educação de Niterói


    Utilisez le Texte suivant pour répondre aux questions 01 à 12.

    TEXTE 1

    Liaison dangereuse

    Maryse Condé

    J’aime à répéter que je n’écris ni en

    français ni en créole. Mais en Maryse Condé.

    Je m’aperçois aujourd’hui que je ne me suis

    jamais clairement expliquée là-dessus.

    5 N’oublions jamais que la littérature

    francophone des Caraïbes a émergé après un

    long silence, un long temps où le natif-natal était

    considéré comme un désastreux parasite. Il

    était privé de son moi le plus profond, contraint

    10 de s’exprimer selon un mode étranger et de

    regarder ses réalités avec des yeux d’emprunt.

    Les considérations des voyageurs et des

    missionnaires avaient seules du poids. Elles

    étaient tenues comme paroles d’Évangile sur

    15 lesquelles était édifié le vert paradis insulaire

    que déparait précisément la présence de

    l’autochtone.

    Le chant de la Négritude initia le

    processus d’exploration, puis de

    20 réappropriation de l’univers et de l’être antillais.

    Force est cependant de constater que la

    Négritude ne fut guère sensible à la

    dépossession linguistique. Dans son Cahier

    d’un retour au pays natal, Aimé Césaire

    25 s’occupa à faire des jeux avec le latin et le grec,

    à forger grâce à eux des rythmes et des

    sonorités nouveaux.

    À bien réfléchir, les Antillais n’ont jamais

    cessé de perdre leur langue. La descente aux

    30 enfers dans les cales des vaisseaux négriers

    s’accompagnait de l’effacement des langues

    africaines. Puisque le Bambara voisinait avec le

    Nago, le Wolof avec le Kongo, il ne pouvait en

    résulter d’abord qu’un douloureux silence. À la

    35 fin du XIXe siècle, l’entrée dans les écoles de la

    République consacra la marginalisation du

    créole qui avait permis la communication.

    L’enfant qui parlait créole était humilié, coiffé

    d’un bonnet d’âne et mis au piquet dans la cour.

    40 Or l’Antillais aime le créole. C’est son double. Il

    fait corps avec son histoire. Forgé dans

    l’univers de la plantation, il a scandé les révoltes

    et les tentatives de ressaisir la liberté. À ce

    propos, on ne peut qu’admirer la puissance de

    45 l’esprit de l’esclave qui contredit les assertions

    négatives débitées contre lui. Il transforme cet

    espace carcéral, créé pour la production de

    boucauts de sucre et l’enrichissement matériel

    des maîtres blancs, en laboratoire où

    50 s’élaborent une religion, une musique, une

    langue qui va véhiculer une riche littérature

    orale, toujours vivante. De là à doter le créole

    d’une expressivité singulière, il n’y a qu’un pas.

    Son statut se trouve encore renforcé par son

    55 exclusion de toutes les instances de la vie

    culturelle. Ainsi ceux qui écrivent en créole sont

    d’emblée chers au cœur de la société qui les

    croit plus proches de leur terre et les porte aux

    nues.

    60 Pour illustrer cette redoutable partialité, je

    citerai deux exemples. Le Blanc pays

    Saint-John Perse se fit pardonner sa bonne

    métisse qui sentait le ricin, sa mère belle et pâle

    assurant son lourd chapeau de paille, ses

    65 domestiques aux faces couleur de papaye et

    d’ennui, en un mot sa vision hautaine et

    méprisante de la Guadeloupe parce qu’il sut se

    souvenir de la « graine de kako ». À l’opposé

    certains allèrent jusqu’à prétendre exclure Aimé

    70 Césaire, le père fondateur de notre écriture, du

    champ de la littérature martiniquaise parce qu’il

    avait méconnu les sonorités et la rythmique du

    créole.

    Je l’ai raconté dans Le cœur à rire et à

    75 pleurer : contes vrais de mon enfance, j’ai

    grandi dans une famille qui avait le fétichisme

    du français. Mon père le vénérait comme on

    vénère une femme. Ma mère, dont la propre

    mère n’avait jamais su ni lire ni écrire, a fortiori

    80 parler le français, le considérait comme la clé

    magique qui ouvre toutes les portes de la

    réussite sociale. Chaque soir, au lieu de nous

    conter les traditionnelles aventures de Lapin et

    de Zamba, elle nous récitait du Victor Hugo,

    85 poète pour lequel j’éprouve jusqu’au jour

    d’aujourd’hui une aversion particulière. Lors de

    leurs séjours à Paris mes parents étaient

    particulièrement mortifiés lorsque serveurs et

    garçons de café s’extasiaient sur leur habileté à

    90 s’exprimer en français. « Ne sommes-nous

    donc pas aussi français qu’eux », soupirait

    tristement mon père en oubliant un détail

    d’importance, son noir bon teint.

    Il est vrai qu’en ce temps-là le noir n’était

    95 pas encore une couleur « à bas prix », comme

    le dit Nicolás Guillén. On était loin des écoles

    encombrées où se pressent des deuxièmes

    générations, issues d’Arabes, d’Africains et

    d’Antillais. À la maternelle de la rue Éblé, dans

    100 le septième arrondissement, où j’étais la seule

    petite Antillaise, je jouissais d’un statut

    d’exception, d’enfant prodige, à faire pâlir

    d’envie tous les négropolitains, statut encore

    renforcé par mon élocution sans faille. «Elle

    105 parle si bien!» répétait la maîtresse en me

    couvrant de mille baisers. On comprendra que

    ma position devint très tôt des plus

    inconfortables.

    CONDÉ, Maryse. Liaison dangereuse in Michel Le Bris et Jean

    Rouaud (dir.). Pour une littérature monde. Paris : Éditions

    Gallimard, 2007, p. 205-207.



    Dans le 2e paragraphe de l’essai, Maryse Condé fait référence à un long silence chez les natifs-natal. Ce fait avait des rapports à:

    Alternativas da questão 3555572
  12. Questão 872

    ID 3555571

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Interpretação de Texto

    Ano: 2024 Banca: Instituto Consulplan Órgão: Secretaria de Estado da Educação do Paraná


    Répondez les questions de 06 a 19 d’après le texte ci-dessous.

    Ladakh: lutte pour le climat dans l’Himalaya

    Dans l'extrême nord de l'Inde, coincé entre le Pakistan et la province autonome du Tibet, le Ladakh est un endroit à part. C’est l'un des derniers refuges de la culture tibétaine en terre libre. C’est aussi un territoire aride de haute altitude écologiquement fragile et en pleine mutation. Une lumière pure, des paysages lunaires splendides, des déserts et des rivières aux eaux turquoise, d’immenses montagnes pelées et rocailleuses, des oasis verdoyantes en fond de vallée… Et des monastères bouddhistes perchés sur des éperons rocheux entre pics enneigés et lacs d’altitude. Dans ce décor somptueux, habitent un peuple encore très attaché à ses traditions ainsi que de nombreux nomades qui vivent au rythme des saisons avec leurs troupeaux de yacks et de chèvres. Mais pour combien de temps?

    La région subit de plein fouet les effets de la crise climatique mondiale: les chutes de neige se réduisent, les glaciers reculent, les sécheresses, températures extrêmes et inondations se multiplient. L’ingénieur ladakhi Sonam Wangchuk est connu en Inde comme un activiste climatique engagé dans la défense de son territoire himalayen. Passionné par les énergies renouvelables, il a créé un centre de formation unique au Ladakh – SECMOL – ainsi qu’un système vertueux de récupération d’eau pour irriguer les cultures. Ses célèbres glaciers artificiels, baptisés stupas de glace, servent de réserves hydriques durant la saison sèche.

    Aujourd’hui, si on parle beaucoup de Sonam Wangchuk, notamment sur les réseaux sociaux, c’est qu’il multiplie les actions pour alerter sur l’avenir du Ladakh. Depuis 2019, la région est directement placée sous l’autorité de Delhi. Les Ladakhis s’inquiètent et demandent que la terre, l’emploi et l’identité culturelle du Ladakh soient protégés et que la région puisse avoir une plus grande autonomie. Wangchuk propose de réduire les activités humaines, de limiter le développement et l’exploitation industrielle et d’adopter un mode de vie durable, comme le faisaient les habitants du Ladakh jusque dans les années 2000. Mais c’est tout le contraire qui est à l’œuvre actuellement.

    Le boom du tourisme au Ladakh coïncide avec l'essor rapide de la classe moyenne indienne couplé au succès du film Bollywood Three Idiots, avec Amir Khan, mettant en lumière les paysages himalayens et entraînant un afflux de touristes venus se photographier sur les lieux emblématiques de la comédie. Les années Covid ont accéléré les choses avec encore plus d’Indiens en voyage dans leur propre pays.

    On estime que plus de 400 000 personnes ont voyagé au Ladakh en 2022, près de deux fois la population de la région. Cette fréquentation exerce une pression énorme sur des ressources déjà fragilisées et génère une masse de déchets considérable. Plus loin, le gouvernement indien construit de nouvelles routes pour acheminer rapidement les troupes dans cette région très militarisée proche des frontières chinoises et pakistanaises. A près de 5 000 mètres d’altitude, des files de camions crachent leur fumée noire en rejoignant les régions les plus reculées du pays.

    En mars dernier, Sonam Wangchuk commence une grève de la faim, accompagné par des milliers de personnes, des moines, des jeunes, des vieux. Leur but: interpeller le gouvernement central sur l’écologie et les droits politiques. Sans réponse, le voilà reparti début septembre pour une marche pacifique de près de 1000 km depuis Leh, sa ville natale, jusqu’à New Delhi, pour tenter à nouveau de se faire entendre, mais en vain. Depuis début octobre, il a entamé une nouvelle grève de la faim aux portes du pouvoir. Tous les jours, l’activiste très médiatisé publie des vidéos pour continuer à informer et sensibiliser sur la situation actuelle de cette région himalayenne en proie à plusieurs menaces: le dérèglement climatique, le surtourisme et le développement économique non contrôlé.

    Si vous vivez simplement dans les grandes villes, nous, dans les montagnes, on pourra vivre, simplement – Sonam Wangchuk. (Disponible: https://voyage.tv5monde.com/fr/ladakh-lutte-pour-le-climat-dans-lhimalaya.Accès: 07/11/2024.)



    “Ladakh: lutte pour le climat dans I’Himalaya.” Une autre option de titre pour le texte serait:

    Alternativas da questão 3555571
  13. Questão 873

    ID 3555570

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Gramática

    Ano: 2024 Banca: COSEAC Órgão: Fundação Municipal de Educação de Niterói


    Utilisez le Texte suivant pour répondre aux questions 01 à 12.

    TEXTE 1

    Liaison dangereuse

    Maryse Condé

    J’aime à répéter que je n’écris ni en

    français ni en créole. Mais en Maryse Condé.

    Je m’aperçois aujourd’hui que je ne me suis

    jamais clairement expliquée là-dessus.

    5 N’oublions jamais que la littérature

    francophone des Caraïbes a émergé après un

    long silence, un long temps où le natif-natal était

    considéré comme un désastreux parasite. Il

    était privé de son moi le plus profond, contraint

    10 de s’exprimer selon un mode étranger et de

    regarder ses réalités avec des yeux d’emprunt.

    Les considérations des voyageurs et des

    missionnaires avaient seules du poids. Elles

    étaient tenues comme paroles d’Évangile sur

    15 lesquelles était édifié le vert paradis insulaire

    que déparait précisément la présence de

    l’autochtone.

    Le chant de la Négritude initia le

    processus d’exploration, puis de

    20 réappropriation de l’univers et de l’être antillais.

    Force est cependant de constater que la

    Négritude ne fut guère sensible à la

    dépossession linguistique. Dans son Cahier

    d’un retour au pays natal, Aimé Césaire

    25 s’occupa à faire des jeux avec le latin et le grec,

    à forger grâce à eux des rythmes et des

    sonorités nouveaux.

    À bien réfléchir, les Antillais n’ont jamais

    cessé de perdre leur langue. La descente aux

    30 enfers dans les cales des vaisseaux négriers

    s’accompagnait de l’effacement des langues

    africaines. Puisque le Bambara voisinait avec le

    Nago, le Wolof avec le Kongo, il ne pouvait en

    résulter d’abord qu’un douloureux silence. À la

    35 fin du XIXe siècle, l’entrée dans les écoles de la

    République consacra la marginalisation du

    créole qui avait permis la communication.

    L’enfant qui parlait créole était humilié, coiffé

    d’un bonnet d’âne et mis au piquet dans la cour.

    40 Or l’Antillais aime le créole. C’est son double. Il

    fait corps avec son histoire. Forgé dans

    l’univers de la plantation, il a scandé les révoltes

    et les tentatives de ressaisir la liberté. À ce

    propos, on ne peut qu’admirer la puissance de

    45 l’esprit de l’esclave qui contredit les assertions

    négatives débitées contre lui. Il transforme cet

    espace carcéral, créé pour la production de

    boucauts de sucre et l’enrichissement matériel

    des maîtres blancs, en laboratoire où

    50 s’élaborent une religion, une musique, une

    langue qui va véhiculer une riche littérature

    orale, toujours vivante. De là à doter le créole

    d’une expressivité singulière, il n’y a qu’un pas.

    Son statut se trouve encore renforcé par son

    55 exclusion de toutes les instances de la vie

    culturelle. Ainsi ceux qui écrivent en créole sont

    d’emblée chers au cœur de la société qui les

    croit plus proches de leur terre et les porte aux

    nues.

    60 Pour illustrer cette redoutable partialité, je

    citerai deux exemples. Le Blanc pays

    Saint-John Perse se fit pardonner sa bonne

    métisse qui sentait le ricin, sa mère belle et pâle

    assurant son lourd chapeau de paille, ses

    65 domestiques aux faces couleur de papaye et

    d’ennui, en un mot sa vision hautaine et

    méprisante de la Guadeloupe parce qu’il sut se

    souvenir de la « graine de kako ». À l’opposé

    certains allèrent jusqu’à prétendre exclure Aimé

    70 Césaire, le père fondateur de notre écriture, du

    champ de la littérature martiniquaise parce qu’il

    avait méconnu les sonorités et la rythmique du

    créole.

    Je l’ai raconté dans Le cœur à rire et à

    75 pleurer : contes vrais de mon enfance, j’ai

    grandi dans une famille qui avait le fétichisme

    du français. Mon père le vénérait comme on

    vénère une femme. Ma mère, dont la propre

    mère n’avait jamais su ni lire ni écrire, a fortiori

    80 parler le français, le considérait comme la clé

    magique qui ouvre toutes les portes de la

    réussite sociale. Chaque soir, au lieu de nous

    conter les traditionnelles aventures de Lapin et

    de Zamba, elle nous récitait du Victor Hugo,

    85 poète pour lequel j’éprouve jusqu’au jour

    d’aujourd’hui une aversion particulière. Lors de

    leurs séjours à Paris mes parents étaient

    particulièrement mortifiés lorsque serveurs et

    garçons de café s’extasiaient sur leur habileté à

    90 s’exprimer en français. « Ne sommes-nous

    donc pas aussi français qu’eux », soupirait

    tristement mon père en oubliant un détail

    d’importance, son noir bon teint.

    Il est vrai qu’en ce temps-là le noir n’était

    95 pas encore une couleur « à bas prix », comme

    le dit Nicolás Guillén. On était loin des écoles

    encombrées où se pressent des deuxièmes

    générations, issues d’Arabes, d’Africains et

    d’Antillais. À la maternelle de la rue Éblé, dans

    100 le septième arrondissement, où j’étais la seule

    petite Antillaise, je jouissais d’un statut

    d’exception, d’enfant prodige, à faire pâlir

    d’envie tous les négropolitains, statut encore

    renforcé par mon élocution sans faille. «Elle

    105 parle si bien!» répétait la maîtresse en me

    couvrant de mille baisers. On comprendra que

    ma position devint très tôt des plus

    inconfortables.

    CONDÉ, Maryse. Liaison dangereuse in Michel Le Bris et Jean

    Rouaud (dir.). Pour une littérature monde. Paris : Éditions

    Gallimard, 2007, p. 205-207.



    ««Elle parle si bien!» répétait la maîtresse en me couvrant de mille baisers.» (lignes 104-106)

    La figure de style présente dans cet extrait est:

    Alternativas da questão 3555570
  14. Questão 874

    ID 3555569

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Outros

    Ano: 2024 Banca: Instituto Consulplan Órgão: Secretaria de Estado da Educação do Paraná


    Répondez les questions de 20 a 33 d’après le texte ci-dessous.

    Finlande: voyage au pays du bonheur

    En 2024, ce pays scandinave a été élu “le plus heureux du monde” pour la 7ème année consécutive. Voyager en Finlande peut-il contribuer au bonheur? Découverte!

    Le Rapport mondial sur le bonheur est une mesure du bonheur publiée chaque année par l’ONU depuis 2012. Il est basé sur l’évaluation que les gens font de leur bonheur, ainsi que sur des données économiques et sociales. Six facteurs sont analysés: le soutien relationnel, le revenu, la santé, la liberté, la générosité et l’absence de corruption. Un échantillon d'environ 2000 personnes par pays est interrogé. Les nations nordiques arrivent en tête des dix premières places puisque le Danemark, l’Islande et la Suède suivent la Finlande. La France est 27ème.

    Jennifer de Paola est docteur en psychologie, spécialisée sur le bonheur à l’Université d’Helsinki. Pour elle, “la proximité avec la nature et le bon equilibre entre travail et vie privée constituent la clé de la satisfaction des Finlandais”. Ce pays était pourtant connu jusque dans les années 1980 pour un taux de suicide et de dépression très important. “C’est pour cette raison que le gouvernement a investi dans des campagnes dédiées à la prévention”, explique la chercheuse.

    “Parmi les mesures, il y a l'accès aux traitements, afin que chacun puisse bénéficier de soins de santé mentale grâce à l'aide sociale. Le Rapport mondial sur le bonheur indique aujourd’hui un bon degré de confiance dans les institutions, une longue espérance de vie (de qualité), la liberté de s'exprimer et de faire des choix de vie, un PIB élevé, un haut niveau d'altruisme et un soutien social apporté par les personnes qui nous entourent.”

    – Jennifer de Paola

    Cinq éléments clés expliquent notamment le classement de la Finlande: le bien-être, un régime alimentaire cohérent avec les saisons, des liens étroits avec la nature, l’appréciation des arts et une atmosphère locale conviviale. Un voyage en Finlande peut être l’occasion de flirter avec ces éléments qui rendent heureux…

    Le pays est avant tout apprécié pour sa sécurité: la Finlande est l’une des destinations les plus sûres. S’ils sont réputés pour leur politesse qui peut virer à l’introversion, les Finlandais n’en sont pas moins accueillants. Sécurité, politesse et chaleur humaine, une combinaison estimée des voyageurs…

    La culture du sauna est aussi un point fort de la destination, qui compte 3 millions de saunas pour une population pour 5 millions d’habitants. Pour son aspect traditionnel et ses bienfaits sur le corps et le moral, le sauna est inscrit au Patrimoine culturel de l’UNESCO. Tout visiteur appréciera de terminer ses journées de découverte dans la douce chaleur d’un sauna!

    C’est du côté de la nature que la Finlande se distingue plus encore. Le pays a promulgué un “droit d’accès à la nature”, où tout le monde est libre de profiter de la nature de manière responsable. Ainsi la cueillette des baies et des champignons sauvages et la pêche à la ligne sont libres toute l’année. Mais ce sont surtout ses paysages emplis de forêts dans tout le pays, les 40 parcs nationaux et leurs superbes sentiers de randonnées qui ravissent les visiteurs. Et, alors que les journées sans fin sont les stars de l’été, en hiver, les aurores boréales font chavirer les cœurs des voyageurs. En Laponie, on peut voir des aurores boréales 200 nuits par an…

    Avec ces atouts, il y a de bonnes chances qu’un voyage en Finlande apporte bien de la joie!

    (Disponible: https://voyage.tv5monde.com/fr/finlande-voyage-au-pays-du-bonheur. Accès: 09/11/2024.)



    Dans ces phrases ci-dessous, marquez l’alternative qui est au passé composé:

    Alternativas da questão 3555569
  15. Questão 875

    ID 3555568

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Gramática

    Ano: 2024 Banca: COSEAC Órgão: Fundação Municipal de Educação de Niterói


    Utilisez le Texte suivant pour répondre aux questions 13 à 16

    TEXTE 2

    Écrire en langue additionnelle: un besoin de complexifier les modèles

    Construction de la connaissance par l’écriture

    L’écriture est, selon la formule de Norman

    (1993), un «outil conçu pour observer, exposer

    et traiter l’information dans le but de satisfaire

    une fonction représentationnelle». La

    5 conception de cet outil repose sur la

    connaissance d’un code linguistique associé à

    des savoirs relatifs aux genres ou typologies

    textuelles en Langue Initiale. Quand un sujet

    écrit, c’est souvent pour expliciter, pour lui ou

    10 d’autres, des connaissances qu’il a

    découvertes. L’écriture contribue ainsi à la

    verbalisation de la pensée et à la construction

    «d’une capacité accrue à la

    décontextualisation, la généralisation, la

    15 conceptualisation et la réflexivité». Des

    activités, telles que la prise de notes, le compte-

    rendu de lecture et le résumé permettent de

    verbaliser la saisie des connaissances. L’écrit

    est alors un «avatar» de ce que Vygotsky a

    20 nommé le «langage égocentrique», discours

    transitoire entre une connaissance découverte

    et une connaissance à s’approprier où

    s’exprime ce qui a été saisi. Écrire permet

    également d’atteindre des résultats, plus

    25 complexes et exigeants en termes de

    compréhension et de production, qui reposent

    sur des transformations à la fois des textes et

    des représentations. L’écrit est en fait plus

    qu’un outil, il est au cœur de l’activité

    30 épistémique et de conceptualisation.

    On ne peut conceptualiser l’écriture

    comme une activité linéaire ou un ensemble de

    processus qui vont se succéder jusqu’à la

    réalisation de la version la plus proche des

    35 normes du produit visé ou du projet envisagé.

    La génétique textuelle montre les façons dont

    les brouillons ou les avant-textes révèlent que

    l’auteur «cherche» son texte en même temps

    qu’il l’écrit. Le «brouillon», la note préparatoire,

    40 comme toute projection d’un écrire à venir

    génèrent déjà du texte. Il s’agit non seulement

    de projeter, préparer, pré-voir un texte mais

    aussi de le chercher tout en l’écrivant. Dans le

    contexte éducatif, les textes intermédiaires

    45 correspondent à des formes d’écrit qui vont

    au-delà de transcrire et de transmettre une

    information, mais aident à penser, à apprendre

    et même à se construire.

    Bozhinova, K. ; Narcy-Combes, J. ; Mabrour A. Écrire en langue

    additionnelle : un besoin de complexifier les modèles in Revue TDFLE,

    76, 2020. En intégralité sur : https://doi.org/10.34745/numerev_1286

    Consulté le 30 jan. 2024.



    «(...)Vygotsky a nommé le «langage égocentrique»,(...)» (lignes 19-20)

    Cet extrait passé à la voix passive prend la forme suivante:

    Alternativas da questão 3555568
  16. Questão 876

    ID 3555567

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Interpretação de Texto

    Ano: 2024 Banca: COSEAC Órgão: Fundação Municipal de Educação de Niterói


    Utilisez le Texte suivant pour répondre aux questions 01 à 12.

    TEXTE 1

    Liaison dangereuse

    Maryse Condé

    J’aime à répéter que je n’écris ni en

    français ni en créole. Mais en Maryse Condé.

    Je m’aperçois aujourd’hui que je ne me suis

    jamais clairement expliquée là-dessus.

    5 N’oublions jamais que la littérature

    francophone des Caraïbes a émergé après un

    long silence, un long temps où le natif-natal était

    considéré comme un désastreux parasite. Il

    était privé de son moi le plus profond, contraint

    10 de s’exprimer selon un mode étranger et de

    regarder ses réalités avec des yeux d’emprunt.

    Les considérations des voyageurs et des

    missionnaires avaient seules du poids. Elles

    étaient tenues comme paroles d’Évangile sur

    15 lesquelles était édifié le vert paradis insulaire

    que déparait précisément la présence de

    l’autochtone.

    Le chant de la Négritude initia le

    processus d’exploration, puis de

    20 réappropriation de l’univers et de l’être antillais.

    Force est cependant de constater que la

    Négritude ne fut guère sensible à la

    dépossession linguistique. Dans son Cahier

    d’un retour au pays natal, Aimé Césaire

    25 s’occupa à faire des jeux avec le latin et le grec,

    à forger grâce à eux des rythmes et des

    sonorités nouveaux.

    À bien réfléchir, les Antillais n’ont jamais

    cessé de perdre leur langue. La descente aux

    30 enfers dans les cales des vaisseaux négriers

    s’accompagnait de l’effacement des langues

    africaines. Puisque le Bambara voisinait avec le

    Nago, le Wolof avec le Kongo, il ne pouvait en

    résulter d’abord qu’un douloureux silence. À la

    35 fin du XIXe siècle, l’entrée dans les écoles de la

    République consacra la marginalisation du

    créole qui avait permis la communication.

    L’enfant qui parlait créole était humilié, coiffé

    d’un bonnet d’âne et mis au piquet dans la cour.

    40 Or l’Antillais aime le créole. C’est son double. Il

    fait corps avec son histoire. Forgé dans

    l’univers de la plantation, il a scandé les révoltes

    et les tentatives de ressaisir la liberté. À ce

    propos, on ne peut qu’admirer la puissance de

    45 l’esprit de l’esclave qui contredit les assertions

    négatives débitées contre lui. Il transforme cet

    espace carcéral, créé pour la production de

    boucauts de sucre et l’enrichissement matériel

    des maîtres blancs, en laboratoire où

    50 s’élaborent une religion, une musique, une

    langue qui va véhiculer une riche littérature

    orale, toujours vivante. De là à doter le créole

    d’une expressivité singulière, il n’y a qu’un pas.

    Son statut se trouve encore renforcé par son

    55 exclusion de toutes les instances de la vie

    culturelle. Ainsi ceux qui écrivent en créole sont

    d’emblée chers au cœur de la société qui les

    croit plus proches de leur terre et les porte aux

    nues.

    60 Pour illustrer cette redoutable partialité, je

    citerai deux exemples. Le Blanc pays

    Saint-John Perse se fit pardonner sa bonne

    métisse qui sentait le ricin, sa mère belle et pâle

    assurant son lourd chapeau de paille, ses

    65 domestiques aux faces couleur de papaye et

    d’ennui, en un mot sa vision hautaine et

    méprisante de la Guadeloupe parce qu’il sut se

    souvenir de la « graine de kako ». À l’opposé

    certains allèrent jusqu’à prétendre exclure Aimé

    70 Césaire, le père fondateur de notre écriture, du

    champ de la littérature martiniquaise parce qu’il

    avait méconnu les sonorités et la rythmique du

    créole.

    Je l’ai raconté dans Le cœur à rire et à

    75 pleurer : contes vrais de mon enfance, j’ai

    grandi dans une famille qui avait le fétichisme

    du français. Mon père le vénérait comme on

    vénère une femme. Ma mère, dont la propre

    mère n’avait jamais su ni lire ni écrire, a fortiori

    80 parler le français, le considérait comme la clé

    magique qui ouvre toutes les portes de la

    réussite sociale. Chaque soir, au lieu de nous

    conter les traditionnelles aventures de Lapin et

    de Zamba, elle nous récitait du Victor Hugo,

    85 poète pour lequel j’éprouve jusqu’au jour

    d’aujourd’hui une aversion particulière. Lors de

    leurs séjours à Paris mes parents étaient

    particulièrement mortifiés lorsque serveurs et

    garçons de café s’extasiaient sur leur habileté à

    90 s’exprimer en français. « Ne sommes-nous

    donc pas aussi français qu’eux », soupirait

    tristement mon père en oubliant un détail

    d’importance, son noir bon teint.

    Il est vrai qu’en ce temps-là le noir n’était

    95 pas encore une couleur « à bas prix », comme

    le dit Nicolás Guillén. On était loin des écoles

    encombrées où se pressent des deuxièmes

    générations, issues d’Arabes, d’Africains et

    d’Antillais. À la maternelle de la rue Éblé, dans

    100 le septième arrondissement, où j’étais la seule

    petite Antillaise, je jouissais d’un statut

    d’exception, d’enfant prodige, à faire pâlir

    d’envie tous les négropolitains, statut encore

    renforcé par mon élocution sans faille. «Elle

    105 parle si bien!» répétait la maîtresse en me

    couvrant de mille baisers. On comprendra que

    ma position devint très tôt des plus

    inconfortables.

    CONDÉ, Maryse. Liaison dangereuse in Michel Le Bris et Jean

    Rouaud (dir.). Pour une littérature monde. Paris : Éditions

    Gallimard, 2007, p. 205-207.



    « Elles étaient tenues comme paroles d’Évangile ... » (ligne 14).

    L’expression soulignée signifie:

    Alternativas da questão 3555567
  17. Questão 877

    ID 3555566

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Outros

    Ano: 2024 Banca: Instituto Consulplan Órgão: Secretaria de Estado da Educação do Paraná


    Répondez les questions de 20 a 33 d’après le texte ci-dessous.

    Finlande: voyage au pays du bonheur

    En 2024, ce pays scandinave a été élu “le plus heureux du monde” pour la 7ème année consécutive. Voyager en Finlande peut-il contribuer au bonheur? Découverte!

    Le Rapport mondial sur le bonheur est une mesure du bonheur publiée chaque année par l’ONU depuis 2012. Il est basé sur l’évaluation que les gens font de leur bonheur, ainsi que sur des données économiques et sociales. Six facteurs sont analysés: le soutien relationnel, le revenu, la santé, la liberté, la générosité et l’absence de corruption. Un échantillon d'environ 2000 personnes par pays est interrogé. Les nations nordiques arrivent en tête des dix premières places puisque le Danemark, l’Islande et la Suède suivent la Finlande. La France est 27ème.

    Jennifer de Paola est docteur en psychologie, spécialisée sur le bonheur à l’Université d’Helsinki. Pour elle, “la proximité avec la nature et le bon equilibre entre travail et vie privée constituent la clé de la satisfaction des Finlandais”. Ce pays était pourtant connu jusque dans les années 1980 pour un taux de suicide et de dépression très important. “C’est pour cette raison que le gouvernement a investi dans des campagnes dédiées à la prévention”, explique la chercheuse.

    “Parmi les mesures, il y a l'accès aux traitements, afin que chacun puisse bénéficier de soins de santé mentale grâce à l'aide sociale. Le Rapport mondial sur le bonheur indique aujourd’hui un bon degré de confiance dans les institutions, une longue espérance de vie (de qualité), la liberté de s'exprimer et de faire des choix de vie, un PIB élevé, un haut niveau d'altruisme et un soutien social apporté par les personnes qui nous entourent.”

    – Jennifer de Paola

    Cinq éléments clés expliquent notamment le classement de la Finlande: le bien-être, un régime alimentaire cohérent avec les saisons, des liens étroits avec la nature, l’appréciation des arts et une atmosphère locale conviviale. Un voyage en Finlande peut être l’occasion de flirter avec ces éléments qui rendent heureux…

    Le pays est avant tout apprécié pour sa sécurité: la Finlande est l’une des destinations les plus sûres. S’ils sont réputés pour leur politesse qui peut virer à l’introversion, les Finlandais n’en sont pas moins accueillants. Sécurité, politesse et chaleur humaine, une combinaison estimée des voyageurs…

    La culture du sauna est aussi un point fort de la destination, qui compte 3 millions de saunas pour une population pour 5 millions d’habitants. Pour son aspect traditionnel et ses bienfaits sur le corps et le moral, le sauna est inscrit au Patrimoine culturel de l’UNESCO. Tout visiteur appréciera de terminer ses journées de découverte dans la douce chaleur d’un sauna!

    C’est du côté de la nature que la Finlande se distingue plus encore. Le pays a promulgué un “droit d’accès à la nature”, où tout le monde est libre de profiter de la nature de manière responsable. Ainsi la cueillette des baies et des champignons sauvages et la pêche à la ligne sont libres toute l’année. Mais ce sont surtout ses paysages emplis de forêts dans tout le pays, les 40 parcs nationaux et leurs superbes sentiers de randonnées qui ravissent les visiteurs. Et, alors que les journées sans fin sont les stars de l’été, en hiver, les aurores boréales font chavirer les cœurs des voyageurs. En Laponie, on peut voir des aurores boréales 200 nuits par an…

    Avec ces atouts, il y a de bonnes chances qu’un voyage en Finlande apporte bien de la joie!

    (Disponible: https://voyage.tv5monde.com/fr/finlande-voyage-au-pays-du-bonheur. Accès: 09/11/2024.)



    “Un voyage en Finlande peut être l’occasion de flirter avec ces éléments qui rendent heureux […]” (6º§) L’alternative qui pourrait remplacer l’expression soulignée est:

    Alternativas da questão 3555566
  18. Questão 878

    ID 3555565

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Gramática

    Ano: 2024 Banca: COSEAC Órgão: Fundação Municipal de Educação de Niterói


    Utilisez le Texte suivant pour répondre aux questions 13 à 16

    TEXTE 2

    Écrire en langue additionnelle: un besoin de complexifier les modèles

    Construction de la connaissance par l’écriture

    L’écriture est, selon la formule de Norman

    (1993), un «outil conçu pour observer, exposer

    et traiter l’information dans le but de satisfaire

    une fonction représentationnelle». La

    5 conception de cet outil repose sur la

    connaissance d’un code linguistique associé à

    des savoirs relatifs aux genres ou typologies

    textuelles en Langue Initiale. Quand un sujet

    écrit, c’est souvent pour expliciter, pour lui ou

    10 d’autres, des connaissances qu’il a

    découvertes. L’écriture contribue ainsi à la

    verbalisation de la pensée et à la construction

    «d’une capacité accrue à la

    décontextualisation, la généralisation, la

    15 conceptualisation et la réflexivité». Des

    activités, telles que la prise de notes, le compte-

    rendu de lecture et le résumé permettent de

    verbaliser la saisie des connaissances. L’écrit

    est alors un «avatar» de ce que Vygotsky a

    20 nommé le «langage égocentrique», discours

    transitoire entre une connaissance découverte

    et une connaissance à s’approprier où

    s’exprime ce qui a été saisi. Écrire permet

    également d’atteindre des résultats, plus

    25 complexes et exigeants en termes de

    compréhension et de production, qui reposent

    sur des transformations à la fois des textes et

    des représentations. L’écrit est en fait plus

    qu’un outil, il est au cœur de l’activité

    30 épistémique et de conceptualisation.

    On ne peut conceptualiser l’écriture

    comme une activité linéaire ou un ensemble de

    processus qui vont se succéder jusqu’à la

    réalisation de la version la plus proche des

    35 normes du produit visé ou du projet envisagé.

    La génétique textuelle montre les façons dont

    les brouillons ou les avant-textes révèlent que

    l’auteur «cherche» son texte en même temps

    qu’il l’écrit. Le «brouillon», la note préparatoire,

    40 comme toute projection d’un écrire à venir

    génèrent déjà du texte. Il s’agit non seulement

    de projeter, préparer, pré-voir un texte mais

    aussi de le chercher tout en l’écrivant. Dans le

    contexte éducatif, les textes intermédiaires

    45 correspondent à des formes d’écrit qui vont

    au-delà de transcrire et de transmettre une

    information, mais aident à penser, à apprendre

    et même à se construire.

    Bozhinova, K. ; Narcy-Combes, J. ; Mabrour A. Écrire en langue

    additionnelle : un besoin de complexifier les modèles in Revue TDFLE,

    76, 2020. En intégralité sur : https://doi.org/10.34745/numerev_1286

    Consulté le 30 jan. 2024.



    «Quand un sujet écrit, c’est souvent pour expliciter, pour lui ou d’autres, des connaissances qu’il a découvertes.» (lignes 8-11)

    La phrase qui ne suit pas le même cas de l’accord du participe passé de l’extrait est:

    Alternativas da questão 3555565
  19. Questão 879

    ID 3555564

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Outros

    Ano: 2024 Banca: Instituto Consulplan Órgão: Secretaria de Estado da Educação do Paraná


    Dans les phrases ci-dessous cochez la seule où le passé composé n’est pas utilisé correctement:

    Alternativas da questão 3555564
  20. Questão 880

    ID 3555563

    Disciplina: Língua Francesa

    Assunto: Vocabulário

    Ano: 2024 Banca: COSEAC Órgão: Fundação Municipal de Educação de Niterói


    Utilisez le Texte suivant pour répondre aux questions 01 à 12.

    TEXTE 1

    Liaison dangereuse

    Maryse Condé

    J’aime à répéter que je n’écris ni en

    français ni en créole. Mais en Maryse Condé.

    Je m’aperçois aujourd’hui que je ne me suis

    jamais clairement expliquée là-dessus.

    5 N’oublions jamais que la littérature

    francophone des Caraïbes a émergé après un

    long silence, un long temps où le natif-natal était

    considéré comme un désastreux parasite. Il

    était privé de son moi le plus profond, contraint

    10 de s’exprimer selon un mode étranger et de

    regarder ses réalités avec des yeux d’emprunt.

    Les considérations des voyageurs et des

    missionnaires avaient seules du poids. Elles

    étaient tenues comme paroles d’Évangile sur

    15 lesquelles était édifié le vert paradis insulaire

    que déparait précisément la présence de

    l’autochtone.

    Le chant de la Négritude initia le

    processus d’exploration, puis de

    20 réappropriation de l’univers et de l’être antillais.

    Force est cependant de constater que la

    Négritude ne fut guère sensible à la

    dépossession linguistique. Dans son Cahier

    d’un retour au pays natal, Aimé Césaire

    25 s’occupa à faire des jeux avec le latin et le grec,

    à forger grâce à eux des rythmes et des

    sonorités nouveaux.

    À bien réfléchir, les Antillais n’ont jamais

    cessé de perdre leur langue. La descente aux

    30 enfers dans les cales des vaisseaux négriers

    s’accompagnait de l’effacement des langues

    africaines. Puisque le Bambara voisinait avec le

    Nago, le Wolof avec le Kongo, il ne pouvait en

    résulter d’abord qu’un douloureux silence. À la

    35 fin du XIXe siècle, l’entrée dans les écoles de la

    République consacra la marginalisation du

    créole qui avait permis la communication.

    L’enfant qui parlait créole était humilié, coiffé

    d’un bonnet d’âne et mis au piquet dans la cour.

    40 Or l’Antillais aime le créole. C’est son double. Il

    fait corps avec son histoire. Forgé dans

    l’univers de la plantation, il a scandé les révoltes

    et les tentatives de ressaisir la liberté. À ce

    propos, on ne peut qu’admirer la puissance de

    45 l’esprit de l’esclave qui contredit les assertions

    négatives débitées contre lui. Il transforme cet

    espace carcéral, créé pour la production de

    boucauts de sucre et l’enrichissement matériel

    des maîtres blancs, en laboratoire où

    50 s’élaborent une religion, une musique, une

    langue qui va véhiculer une riche littérature

    orale, toujours vivante. De là à doter le créole

    d’une expressivité singulière, il n’y a qu’un pas.

    Son statut se trouve encore renforcé par son

    55 exclusion de toutes les instances de la vie

    culturelle. Ainsi ceux qui écrivent en créole sont

    d’emblée chers au cœur de la société qui les

    croit plus proches de leur terre et les porte aux

    nues.

    60 Pour illustrer cette redoutable partialité, je

    citerai deux exemples. Le Blanc pays

    Saint-John Perse se fit pardonner sa bonne

    métisse qui sentait le ricin, sa mère belle et pâle

    assurant son lourd chapeau de paille, ses

    65 domestiques aux faces couleur de papaye et

    d’ennui, en un mot sa vision hautaine et

    méprisante de la Guadeloupe parce qu’il sut se

    souvenir de la « graine de kako ». À l’opposé

    certains allèrent jusqu’à prétendre exclure Aimé

    70 Césaire, le père fondateur de notre écriture, du

    champ de la littérature martiniquaise parce qu’il

    avait méconnu les sonorités et la rythmique du

    créole.

    Je l’ai raconté dans Le cœur à rire et à

    75 pleurer : contes vrais de mon enfance, j’ai

    grandi dans une famille qui avait le fétichisme

    du français. Mon père le vénérait comme on

    vénère une femme. Ma mère, dont la propre

    mère n’avait jamais su ni lire ni écrire, a fortiori

    80 parler le français, le considérait comme la clé

    magique qui ouvre toutes les portes de la

    réussite sociale. Chaque soir, au lieu de nous

    conter les traditionnelles aventures de Lapin et

    de Zamba, elle nous récitait du Victor Hugo,

    85 poète pour lequel j’éprouve jusqu’au jour

    d’aujourd’hui une aversion particulière. Lors de

    leurs séjours à Paris mes parents étaient

    particulièrement mortifiés lorsque serveurs et

    garçons de café s’extasiaient sur leur habileté à

    90 s’exprimer en français. « Ne sommes-nous

    donc pas aussi français qu’eux », soupirait

    tristement mon père en oubliant un détail

    d’importance, son noir bon teint.

    Il est vrai qu’en ce temps-là le noir n’était

    95 pas encore une couleur « à bas prix », comme

    le dit Nicolás Guillén. On était loin des écoles

    encombrées où se pressent des deuxièmes

    générations, issues d’Arabes, d’Africains et

    d’Antillais. À la maternelle de la rue Éblé, dans

    100 le septième arrondissement, où j’étais la seule

    petite Antillaise, je jouissais d’un statut

    d’exception, d’enfant prodige, à faire pâlir

    d’envie tous les négropolitains, statut encore

    renforcé par mon élocution sans faille. «Elle

    105 parle si bien!» répétait la maîtresse en me

    couvrant de mille baisers. On comprendra que

    ma position devint très tôt des plus

    inconfortables.

    CONDÉ, Maryse. Liaison dangereuse in Michel Le Bris et Jean

    Rouaud (dir.). Pour une littérature monde. Paris : Éditions

    Gallimard, 2007, p. 205-207.



    «(...) que déparait précisément la présence de l’autochtone.» (lignes 16-17)

    Le mot souligné peut être remplacé, sans compromettre le sens, par:

    Alternativas da questão 3555563
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